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Marque Bretagne
 

Portraits de cinéastes

Cinéastes, comédiens, artistes

Découvrez l'histoire de la filmographie marocaine au travers des portraits de cinéaste et artistes marocains.

 

Leila Kilani - Moumen Smihi - Faouzi Bensaïdi - Hichram LasriNabil Ayouch - Omar Mahfoudi

 

Leila Kilani / réalisatrice

Leila Kilani est née à Casablanca en 1970, a grandi à Tanger, puis a suivi des études à Paris. Journaliste indépendante, elle réalise ses premiers documentaires dans les années 2000 : Tanger, le rêve des Brûleurs (2002), sur les candidats à l’émigration vers l’Europe, D’ici et d’ailleurs (2008), sur la mémoire industrielle en France, ou encore Nos lieux interdits (2009), lecture cinématographique des Années de plomb au Maroc. Sur la Planche, son premier long métrage de fiction, a été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2011. Tourné intégralement à Tanger, ce film est une plongée en mode « film noir » dans le quotidien et les rêves de quatre jeunes ouvrières. Elle termine actuellement la post-production de son nouveau film, Indivision.

Ses films présentés :

  • Tanger, le rêve des brûleurs

France, 2003, 53', vostf, documentaire

En mai 1991, l’Espagne soumet les ressortissants maghrébins au régime des visas. Depuis, les candidats au départ clandestin affluent sans discontinuer à Tanger. On les appelle les herraguas, les « brûleurs ».

L. Kilani rend palpable le « territoire » réel ou non, physique ou intérieur de ceux prêts à brûler leurs papiers, à faire table rase de leur identité afin de rendre leur départ irréversible.

  • Nos lieux interdits

Maroc / France, 2009, 1:48, vostf, documentaire

Sous le régime d'Hassan II, des milliers d'opposants politiques sont morts ou portés disparus. En 2004, une Instance Équité et Réconciliation, mise en place par Mohamed VI a enquêté sur ces violences d'Etat. Le film suit quatre familles dans leur quête de la vérité.

Si le film laisse émerger un douloureux retour sur soi de toute une société, il dévoile aussi un intime et bouleversant travail de mémoire et de deuil.

  • Sur la planche

Allemagne / Maroc / France, 2012, 1:50, vostf
Avec Soufia Issami, Mouna Bahmad, Nouzha Akel, Sara Bitioui

Badia et Imane travaillent dans une usine de crevettes de Tanger. Elles vivent la nuit et rentrent tard dans leur gourbi. A la suite d'un recel qui a mal tourné, elles décident de faire équipe avec Nawal et Asma, deux filles rencontrées en soirée.

Ce film, portrait d’une jeunesse bouillonnante, sait manier le romanesque et le réel, la péripétie et la vérité dans un Tanger en pleine mutation.

 

Moumen Smihi / réalisateur

Moumen Smihi, né en 1945 à Tanger, étudie la philosophie à Rabat, puis le cinéma à l’IDHEC, profitant alors de sa présence à Paris pour participer aux séminaires de Roland Barthes. Il réalise en 1971 son premier court métrage, Si Moh Pas-de-Chance, Grand Prix au 3e Festival international d’expression française de Dinard, avant de passer au long : El Chergui ou Le Silence violent (1976), Les Récits de la nuit (1982), Caftan d’amour (1988), ou encore La Dame du Caire (1991). À partir de 2005, le cinéaste, qui a donné ses lettres de noblesse au cinéma marocain tout en interrogeant la société arabe contemporaine, s’investit dans une trilogie consacrée à Tanger : Le Gosse de Tanger (2005), Les Hirondelles : les Cris de jeunes filles des hirondelles (2008), puis Tanjaoui : Peines de cœur et tourments du jeune Tanjaoui Larbi Salmi (2012).

 

Ses films présentés :

  • Avec Matisse à Tanger

Maroc / France, 1993, 52', Documentaire
Avec Daniel Mesguich

Au printemps 1912, Matisse s'installe à Tanger, carrefour entre l'Europe, l'Afrique et le Monde arabe, afin de trouver l’inspiration. Porté par la voix de Daniel Mesguish, ce portrait documentaire est la rencontre poétique entre deux artistes, deux époques, deux cultures. L’un tangérois, l’autre français dialoguent et se révèlent à mesure que l’on arpente les rues de la ville qui les inspira tant.Au printemps 1912, Matisse s'installe à Tanger, carrefour entre l'Europe, l'Afrique et le Monde arabe, afin de trouver l’inspiration.

Porté par la voix de Daniel Mesguish, ce portrait documentaire est la rencontre poétique entre deux artistes, deux époques, deux cultures. L’un tangérois, l’autre français dialoguent et se révèlent à mesure que l’on arpente les rues de la ville qui les inspira tant.

  • Le Gosse de Tanger (El Ayel)

Maroc / France, 2005, 1:30, vostf
Avec Abdesslam Begdouri, Nadia Alami, Saïd Amel, Bahija Hachami, Rim Taoud, Khouloud, Nadia Alami, Issam Fiyache

Tanger, années 50. Larbi Salmi est un enfant solitaire et téméraire. Il est troublé par le monde qui l’entoure : les rigueurs de l’éducation religieuse et le jansénisme des européens.

Première partie d'une trilogie semi-autobiographique, ce film explore une cartographie de l’enfance musulmane au Maroc, que Smihi dédia à « tous ceux qui sur la terre arabe crient vivent les libertés, toutes les libertés ».

  • Les Hirondelles : Les Cris de jeunes filles des hirondelles

Maroc, 2008, 1:20, vostf - Avec Najwa Azizi, Oussama Ouahani, Saïd Amel, Khouloud, Bahija Hachami

Tanger, 1955. Dernière année du protectorat. Larbi Salmi, 15 ans, fils de théologien, est consumé par un désir tragique de connaître la femme. Il rencontre Rabea, une jeune fille de 17 ans fascinée par les histoires d’amour.

Ce film indigné, révolté, d'une fureur adolescente, est un manifeste poétique – deuxième partie d'une trilogie - contre les carcans de la bienséance, et la possibilité de s'émanciper.

  • Tanjaoui : Peines de cœur et tourments du jeune Tanjaoui Larbi Salmi (Tanjaoui)

Maroc, 2013, 1:39
Avec Mohammed Alami, Said Amel, Younès Chakkour, Hamza Elbardal

Dans le Maroc des années 60 tout juste indépendant, et secoué par les tensions politiques, Larbi Salmi déclare son athéisme à son père. Le lycéen, féru de théâtre et de littérature, est secrètement amoureux d'une professeure.

Un très beau film sur le passage à l’âge adulte, les obstacles à surmonter et les choix à faire : le cri d’indépendance d’un enfant mais aussi d’un pays. Le dernier chapitre d'une trilogie.

 

Faouzi Bensaïdi / Cinéaste et acteur

Né à Meknès en 1967, Faouzi Bensaïdi se passionne pour le théâtre avant de tourner en 1997 La Falaise, un court métrage primé 23 fois dans divers festivals internationaux. En 1999, il coécrit et joue dans le film d'André Téchiné, Loin. Après deux autres courts primés (Le Mur, à Cannes, et Trajets, à Venise), Mille Mois, son premier long métrage qu’il réalise en 2003, porte un regard sur l’enfance et l’injustice dans un village de l'Atlas des années 80. Le film reçoit les Prix du Premier regard et de la Jeunesse à Cannes. Faouzi Bensaïdi tourne WWW – What A Wonderful World en 2006 et, après un retour au théâtre, signe en 2011 Mort à vendre (Prix CICAE du Panorama à Berlin), où il joue avec les codes du cinéma du genre. Il termine actuellement la post-production de son nouveau film, Volubilis. En tant que comédien, il a notamment collaboré avec Nabil Ayouch, André Techiné, Jilali Ferhati, Nadir Mocknèche, Jacques Audiard, Bertrand Bonello ou encore Daoud Aoulad-Syad.

 

Ses films présentés :

  • Mektoub de Nabil Ayouch

France / Maroc, 1998, 1:30, vostf
Avec Rachid el-Ouali, Faouzi Bensaïdi, Amal Chabli

Le soir de leur anniversaire de mariage qu’ils fêtent à Tanger, la femme de Taoufik est enlevée et violée. Elle parvient à retrouver son mari, mais le couple, devenu hors-la-loi, doit échapper à ses ennemis.

À travers leur fuite dans les montagnes du Haut-Atlas marocain, les deux amants vont vivre un retour à zéro qui va leur apprendre à reconsidérer leur vie, ainsi que leurs rapports entre eux et avec leur pays.

  • La Falaise

France, 1998, 18', vostf, Prise de vue réelle
Avec Adil Halouach, Mohamed El Warradi, Mehdi Halouach, Zakaria Atifi

Pour Hakim et son petit frère Saïd, la journée s’étend au rythme des petits boulots. D’abord au cimetière où ils blanchissent une tombe à la chaux, puis chez un marchand d’alcool aveugle. Au bord de la falaise, quelques bouteilles vides pourraient faire la fortune des enfants... 23 prix dans des festivals internationaux.

  • Loin d’André Téchiné

France, 2001, 2:00
Avec Stéphane Rideau, Lubna Azabal, Mohamed Hamaidi, Yasmina Reza, Jack Taylor, Gael Morel

Serge, jeune routier, fait des traversées entre l'Europe et l'Afrique et se rend régulièrement à Tanger où il retrouve sa maîtresse Sarah et son ami Saïd. Mais cette fois-ci, Serge va céder à la tentation du trafic...

Premier film tourné en numérique dans la carrière de Téchiné, ce film vif et dense suit des personnage happés par l'esprit de l'exil dans cette ville-frontière, pleine de rêves, qu'est Tanger.

  • Le Cheval de vent (Aoud rih) de Daoud Aoulad-Syad

Maroc / France, 2002, 1:28, vostf
Avec Mohamed Majd, Faouzi Bensaïdi, Saadia Azgoun

Tahar, vieil homme misanthrope, vit chez son fils avec qui la communication est difficile. Son rêve : retourner sur la tombe de sa femme à l'autre bout du Maroc. Il décide de faire le voyage avec Driss, pied nickelé improbable en perfecto, à la recherche de sa mère. Entre drame, burlesque et fantastique, ce road-movie poétique épouse le rythme du monde hors des sentiers battus. Cela s'appelle la grâce.

  • Mille mois

France / Belgique / Maroc, 2003, 2:04, vostf
Avec Fouad Labied, Abdelatif Ouzal, Hanane Albour, Abdelati Lambarki

En 1981, dans les montagnes de l’Atlas, Mehdi se voit attribuer la responsabilité de la chaise de l'instituteur. En contrepartie, il lui demande de lire à sa voisine des poèmes d'amour.

Cette chronique villageoise entremêle mille détails et personnages d'une belle polychromie. Discrète, sensible, elle offre un regard sur l’enfance et l’injustice dépourvu de misérabilisme et de complaisance.  Prix Un Certain Regard, Cannes 2003.

  • WWW : What a Wonderful World

France / Maroc / Allemagne, 2007, 1:39, vostf
Avec Faouzi Bensaïdi, Nezha Rahile, Fatima Attif, Hajar Masdouki, El Medhi Elaaroubi

À Casablanca, Kamel, tueur à gage, reçoit ses contrats par Internet. Il a coutume d'appeler Souad, une prostituée, pour faire l’amour après ses exécutions. C’est souvent Kenza qui décroche. Kamel tombe amoureux de cette voix et part à sa recherche.

Entre le polar surréaliste, le burlesque et le mélodrame moderne, ce film est un portrait ludique d’un monde en pleine mutation.

  • Goodbye Morocco de Nadir Moknèche

France / Belgique, 2013, 1:42, vostf
Avec Lubna Azabal, Rasha Bukvic, Faouzi Bensaïdi, Grégory Gadebois

Dounia, divorcée, un enfant, vit avec un architecte serbe. C'est une liaison scandaleuse aux yeux de sa famille. Le couple dirige un chantier immobilier où le terrassement met à jour des tombes chrétiennes du IVe siècle.

Nadir Moknèche en maître de ce bal dramatique s'essaie avec succès au film noir avec, en filigrane, une radigraphie sans concession du Maroc moderne.

  • Mort à vendre

France / Belgique / Maroc, 2013, 1:57, vostf - Avec Fehd Benchemsi, Fouad Labiad, Mouchcine Malzi, Iman Mechrafi, Nezha Rahil, Faouzi Bensaïdi

À Tétouan, trois amis décident de devenir les Barons de la drogue. Mais leur rencontre avec Dounia, prostituée, va venir perturber leurs plans et les forcer à choisir entre l’amitié ou l’amour, l’honneur ou la trahison, le vice ou la raison.

Avec une violence intelligemment retenue et une mise en scène libre, inspirée par l’architecture de Tétouan, F. Bensaïdi signe un polar sur les désirs impossibles d’une société asphyxiée.

  • Tiyarate - Une salle, une certaine idée du cinéma

Maroc, 2014, 55', vosfr, documentaire

En complément de l’exposition Cinémaroc, ce film nous livre un constat de la dégradation du parc des salles marocaines, à travers des images et  des témoignages. Le film va plus loin en se donnant  une autre dimension, celle d’un documentaire de cinéma, avec des signes cinéphiliques sonores et visuels qui vont de Fellini à Godard et des auto-citations : Mille mois, WWW

 

Hichram Lasri / réalisateur

Révélé par ses écrits, puis par une série de courts métrages réalisés à la Fémis et au Maroc, et enfin par une série de longs métrages réalisés dans le cadre de la Film Industry (vaste projet lancé par Nabil Ayouch dans les années 2000 pour stimuler le cinéma marocain, Hicham Lasri s’est ensuite tourné vers le long métrage : The End en 2011, C’est eux les chiens en 2013, The Sea Is Behind en 2014, Starve Your Dog en 2015, et prochainement HEAdbANG LULLABY, sélectionné à la Berlinale 2017 (section Panorama). Couronnés de succès critique, régulièrement présentés dans des festivals marocains et étrangers, ses films se distinguent par leur poésie, leur insolence et leur extravagance. Hicham Lasri y revendique un héritage de la « culture pop » et d’un certain cinéma américain. Artiste pluridisciplinaire et hyperactif, il est une figure émergente du jeune cinéma marocain et son œuvre reflète l’identité plurielle d'un Maroc situé au cœur de profonds bouleversements sociaux, politiques et culturels.

 

Ses films présentés :

  • The End

Maroc, 2011, 1:50, vostf
Avec Sam Kanater, Saleh ben Saleh, Hanane Zohdi, Nadia Niazi, Malek Akhmiss

Casablanca, 1999, peu de temps avant la mort du roi Hassan II. Mikhi tombe amoureux de Rita, la sœur d’une fratrie de voleurs. Au même moment, Daoud, policier violent, se lance aux trousses des truands…

Ce film dérangeant, sensuel et politiquement incorrect est l’occasion pour H. Lasri de dénoncer, avec humour et onirisme, la vacuité de son pays où le chaos peut surgir au moindre petit enrayement.

  • C'est eux les chiens

Maroc, 2014, 1:25, vostf
Avec Hassan Badida, Yahya El Fouandi, Imad Fijjaj

Majhoul, emprisonné en 1981 pendant les émeutes du pain, ressort 30 ans plus tard, en plein printemps arabe. Une équipe de télé publique, qui réalise un reportage sur les mouvements sociaux au Maroc, décide de le suivre dans la recherche de son passé.

  • Précédé de La Cage de Merlin Pitois  

AVANT-PREMIÈRE
Maroc, France, 2017, 15', vostf

Avec Merlin Pitois, Mohamed Amine Tawil, Imad Fijjaj

Un jeune homme arpente au pas de course les rues d’une ville tentaculaire, agitée et bruyante. Il court après le temps pour arriver à un rendez-vous. Il croise un jeune garçon sur sa route et se retrouve bloqué avec lui dans un ascenseur.

  • The Sea Is Behind (Al Bahr Min Ouaraikoum)

Maroc, 2015, 1:28, vostf
Avec Malkek Akhmiss, Hassan Badida, Mohamed Aouragh,Yassine Sekal, Adil Lasri

Tarik s’habille en femme, se maquille, danse, dans la pure tradition de ces hommes travestis qui égayaient les cérémonies de mariage. Mais derrière cette joie contrainte, se dissimulent un mal-être et une tristesse profonde.

  • Starve Your Dog

AVANT-PREMIÈRE
Maroc, 2016, 1:34, vostf
Avec El Jirari Benaissa, ​Latefa Ahrrare​, Fehd Benchemsi,​ Adil Abatourab

Dans un Maroc contemporain, Driss Basri, ancien ministre de l’Intérieur de Hassan II, fait profil bas durant les quinze ans qui suivent son limogeage par le pouvoir. Mais l’ancien symbole des années de plomb se décide enfin à parler et à livrer ses confidences à une journaliste.

  • Headbang Lullaby

PREMIÈRE FRANÇAISE

Maroc / France, 2017, 1:46, vostf,
Avec Aziz Hattab, El Jirari Benaissa, Latefa Ahrrare

Casablanca, 11 juin 1986, un jour de Coupe du Monde. Après une énième bavure, un flic aigri est envoyé par ses supérieurs mécontents passer une journée sur un pont entre deux quartiers en guerre, afin de protéger le passage hypothétique du cortège Royal.

 

Nabil Ayouch / réalisateur

 

Né à Paris en 1969, Nabil Ayouch s’oriente d’abord vers le théâtre avant de réaliser en 1990 son premier court métrage, Les Pierres bleues du désert, qui révèle notamment Jamel Debbouze. Mektoub (1997), son premier long métrage de fiction, est une histoire de corruption dans la police marocaine inspirée de faits réels. Suivent notamment Ali Zaoua, prince de la rue (2000), Whatever Lola Wants (2007), My Land (2011), ou encore Les Chevaux de Dieu (2012), dans lesquels il scrute la violence et les inégalités de son pays et d’au-delà, avec une acuité quasi documentaire, mais aussi avec humanité et générosité. Much Loved (2015), son septième long métrage, est une immersion dans le quotidien de prostituées de Marrakech, interprété(e) par un quatuor de comédiennes volcaniques. Le film rencontre une reconnaissance internationale (Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2015…), mais est violemment critiqué puis censuré au Maroc. Il vient d’achever le tournage de son huitième long métrage, Razzia.

 

Ses films présentés :

  • Les Pierres bleues du désert

Maroc, 1992, 21’, vostf
Avec Naima El Mcherqui, Jamel Debbouze, Souad Saber, Benbrahim

Najib, un adolescent qui vit dans un village reculé du Maroc, est fasciné par les pierres bleues du désert. Ses certitudes sèment le trouble parmi les habitants du village. Seul un vieil homme l'encourage à avoir confiance en lui-même.

Le premier film de Nabil Ayouch, avec Jamel Debbouze dans son premier rôle, aborde le thème de l'enfance avec élégance et économie.

  • Mektoub

France / Maroc, 1998, 1:30, vostf
Avec Rachid el-Ouali, Faouzi Bensaïdi, Amal Chabli

Le soir de leur anniversaire de mariage qu’ils fêtent à Tanger, la femme de Taoufik est enlevée et violée. Elle parvient à retrouver son mari, mais le couple, devenu hors-la-loi, doit échapper à ses ennemis.

À travers leur fuite dans les montagnes du Haut-Atlas marocain, les deux amants vont vivre un retour à zéro qui va leur apprendre à reconsidérer leur vie, ainsi que leurs rapports entre eux et avec leur pays.

  • Ali Zaoua, prince de la rue

France / Maroc / Belgique, 2001, 1:40, vostf
Avec Saïd Taghmaoui, Mounïm Kbab, Hicham Moussoune, Mustapha Hansali

Ali, Kwita, Omar et Boubker sont des enfants des rues de Casablanca. Au-delà des problèmes quotidiens de survie, une amitié indéfectible les lie. Ali Zaoua veut devenir marin et faire le tour du monde.

Cette émouvante épopée, l’un des beaux films sur l’enfance, fait se confronter l’âpreté du réel des héros avec l'émerveillement d'un univers poétique tels ceux de Jean Vigo et de Vittorio de Sica.

  • Une minute de soleil en moins

France / Maroc, 2002, 1:38, vostf
Avec Nouraddin Orahhou, Lubna Azabal, Hicham Moussoune

Un inspecteur de police de Tanger, Kamel, enquête sur le meurtre d'un grand trafiquant de drogue. La première suspecte est sa maîtresse, Touria, qui vit sur le lieu du crime avec son petit frère, Pipo. Kamel va les prendre sous son aile.

Réalisé dans le cadre d'une collection produite par Arte parlant des rapports entre hommes et femmes, ce film explore avec tact la part de féminité des hommes.

  • Whatever Lola wants

France / Canada, 2007, 1:55, vostf
Avec Laura Ramsey, Asaad Bouab, Carmen Lebbos, Hichem Rostom

Lola vit à New York et rêve d’une carrière de danseuse. Partie au Caire sur un coup de tête, elle décide d'y retrouver une légende de la danse orientale, mais va se confronter à de nombreuses différences culturelles.

Un film très personnel de Nabil Ayouch, lui aussi tiraillé entre différentes cultures, et qui, à travers le cinéma et la danse, nous parle non de ce qui nous sépare, mais de ce qui nous réunit.

  • My Land

France / Maroc, 2012, 1:25, vostf, documentaire

My Land confronte la parole de Palestiniens malmenés par la création d’Israël et celle de jeunes Israéliens qui vivent aujourd’hui sur ce territoire. Construit sur l'idée d'une mémoire qui a tendance à se perdre, ce documentaire est le film le plus intime de Nabil Ayouch, car nous situant au cœur même du conflit culturel qui l'habite, et au cœur même du conflit géopolitique qui a construit sa vision du monde.

  • Les Chevaux de Dieu

Maroc / France / Belgique, 2013, 1:55, vostf
Avec Abdelhakim Rachi, Abdelilah Rachid, Hamza Souidek

Yassine et sa famille vivent misérablement dans un bidonville de Casablanca. Hamid, son frère, se radicalise au cours d’un séjour en prison et convainc Yassine et ses amis de le suivre sur le chemin des martyrs.

Avec une perspicacité de documentaire et une réelle force visuelle, les tabous marocains affleurent à travers les trajectoires de ces gamins, dans un film puissant toujours brûlant d’actualité.

  • Much Loved

France / Maroc, 2015, 1:44
Avec Loubna Abidar, Asmaa Lazrak, Halima Karaouane, Sara Elhamdi Elalaoui

Marrakech, aujourd'hui. Noha, Randa, Soukaina et Hlima vivent d'amours tarifées. Ce sont des prostituées, des objets de désir. Vivantes et complices, dignes et émancipées, elles surmontent au quotidien la violence d'une société qui les utilise tout en les condamnant.

L'humour et l'humanité de ce film au magnétisme rare mettent la violence à distance pour nous offrir un très beau portrait de battantes.

 

Omar Mahfoudi / artiste

Dans le cadre Maroc, grand angle : la vidéo expérimentale au film d'animation picturale, l'oeuvre d'Omar Mahfoudi témoigne de sa liberté d'expression et de sa vision sans complaisance des multiples paradoxes de la société contemporaine. L'artiste tangérois crée des images qui touchent par leur souffle vital et décillent les yeux de celui qui les regarde.

  • Vidéos

    • Navegantes, 2008, 10'
    • La cage, 2009, 10'
    • Kiss, 2014, 3'
    • Printemps brûlé, 2012, 3'
    • My life Is a Hole, 2012, 3'
    • Lost taxi driver, 2009, 5'
  • Animations

    • The book, 2013, 5'
    • Face, 2013, 2'
    • Death, 2014, 2'
    • Cold blood, 2014, 2'
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