• lescombattants.jpg
    • rumba.jpg
    • liberty.jpg
    • ponyo.jpg
    • loups.jpg
    • travelling17.jpg
Marque Bretagne
 

Tanger, la blanche

Rétrospective

La 28e édition du festival traversera le détroit de Gibraltar pour célébrer, depuis le Grand Socco (ou grand souk) et la cinémathèque, la puissance cinématographique de « Tanger la Blanche ». Une large sélection de films sera consacrée à son imaginaire et à celui qu’elle génère. Née de la dérive des continents, de la débauche et des mythes, hantée par ses fantômes illustres, la fascinante « Ville du Détroit » est bien vivante et résolument tournée vers l’avenir. Ville de cinéma (plus de 200 longs métrages internationaux y ont été réalisés), Tanger est un film à la frontière de plusieurs mondes : le politique et le poétique s’y confondent, la fabulation magique de l’image et les surgissements du réel s’y croisent. Avec la naissance d’une cinématographie nationale, de nombreux réalisateurs marocains tels que Moumen Smihi ou encore Leila Kelani, affrontent la question de la singularité de la ville portuaire, de son passé récent, son présent brûlant, son devenir à inventer.

Au programme de cette rétrospective :

  • Tanger d’hier / Images d’archives, collection de la Cinémathèque de Tanger

Maroc, 1935>1970, 23’11, couleur et noir & blanc, muet

Les images de la cinémathèque racontent le Tanger d’antan, depuis des vues exceptionnelles du Maroc de 1935 (Grand et Petit Socco) par Gabriel Veyre (Opérateur Lumière), jusqu'à des images amateurs de la fin des années 60 et des années 70 : films de familles, images portuaires, foires et manifestations publiques à Tanger…

Suivi de : Todos vos sodes capitans (Vous êtes tous des capitaines) d'Olivier Laxe

  • Le Voleur de Tanger (The Prince Who Was a Thief) de Rudolph Maté

États-Unis, 1952, 1:28, vostf
Avec Tony Curtis, Piper Laurie, Everett Sloane

À Tanger, un voleur est envoyé pour tuer un prince encore enfant. N’y parvenant pas, il l’enlève, et l’éduque comme son fils. Le petit garçon grandit, et devient le roi des voleurs.

Une vision hollywoodienne, épique et exotique du monde arabe, portée par un duo d’acteurs (Tony Curtis et Piper Laurie) dynamique, attachant et drôle. Le premier grand rôle de Tony Curtis.

  • Le Lion et le Vent (The Wind and the Lion) de John Milius

États-Unis, 1975, 1:59, vostf
Avec Sean Connery, Candice Bergen, Brian Keith, John Huston

Tanger, 1904. Un groupe de cavaliers, mené par le chef berbère al-Raisuli le Magnifique, enlève une jeune Américaine, Eden Pedecaris, et ses deux enfants.

Par le réalisateur de Conan le Barbare, un film épique et romanesque, inspiré notamment de Lawrence d'Arabie, et dans lequel Sean Connery se montre tout à fait magistral. Un film à grand spectacle, plein d’humour, et servi par des paysages resplendissants.

  • Le Grand Voyage (Ibn as sabil) de Mohamed Abderrahman Tazi

Maroc, 1982, 1:13, vostf
Avec Nadia Atbib, Ali Hassan

Omar, jeune Marocain un peu perdu, doit conduire un camion chargé de dattes du sud du Maroc à Tanger. Il fait diverses rencontres, et reste candide face à toutes les mésaventures que sa gentillesse et sa naïveté lui font subir.

Ce road-movie tragi-comique, aux accents néoréalistes et parcouru d’une chanson culte de Nass El Ghiwane, aborde avec justesse les thèmes de l’incommunicabilité et de la dépossession.

  • Prick Up Your Ears de Stephen Frears

Interdit aux moins de 12 ans
Royaume-Uni, 1987, 1:45, vostf
Avec Gary Oldman, Alfred Molina, Vanessa Redgrave, Wallace Shawn

Lorsque la police découvre les corps du célèbre dramaturge Joe Orton et de son amant, son agent littéraire récupère le journal de l’écrivain. Il y découvre le récit tourmenté de ses débuts difficiles, de sa relation passionnelle puis des années de gloire.

Dans ce biopic romanesque et savoureux, construit comme une enquête policière, S. Frears règle ses comptes avec l'hypocrisie et le puritanisme britanniques.

  • Un thé au Sahara (The Sheltering Sky) de Bernardo Bertolucci

Royaume-Uni, Italie, 1990, 2:18, vostf

Avec Debra Winger, John Malkovitch, Campbell Scott, Jill Bennett, Timothy Spall

En 1947, Port et Kit, deux Américains, débarquent à Tanger avec leur ami Tunner. À travers leur voyage, ils souhaitent raviver leur couple. Mais Tunner tente de séduire Kit…

Bertolucci livre une partie de cache-cache entre art et artifice dans un Maroc saisi dans sa réalité la plus envoûtante, attardant notamment sa caméra dans le quartier du Petit Socco pour en saisir son atmosphère aussi moite que sensuelle.

  • Le Festin nu (The Naked Lunch) de David Cronenberg

Royaume-Uni / Canada / Japon, 1991, 1:55, vostf
Avec Peter Weller, Judy Davis, Roy Scheider, Ian Holm, Julian Sands

Années 50. Un écrivain recyclé dans l'extermination de cafards tue involontairement son épouse sous l’emprise de la drogue, et se réfugie à Tanger.

Entre reconstitution maniaque d’une époque et évocation des fantasmes les plus fous, l’adaptation du livre culte et longtemps censuré de William Burroughs, issu de la Beat Generation, nous entraine dans les méandres d’une ville d’exil géographique, mais aussi mental.

  • Beat Generation : Kerouac Ginsberg Burroughs de Jean-Jacques Lebel et Xavier

    Villetard

France, 2013, 55', vostf, documentaire

Un documentaire passionnant sur la longue et formidable amitié entre Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William Burroughs qui a donné naissance au mouvement littéraire de la Beat Generation.

De New-York à Tanger en passant par Paris, le « KGB », trio infernal, a dynamité la littérature, posé les germes de la contre-culture et influencé les modes de vie et les mentalités à venir.

  • Avec Matisse à Tanger de Moumen Smihi

Maroc / France, 1993, 52', documentaire

Au printemps 1912, Matisse s'installe à Tanger, carrefour entre l'Europe, l'Afrique et le Monde arabe, afin de trouver l’inspiration.

Porté par la voix de Daniel Mesguish, ce portrait documentaire est la rencontre poétique entre deux artistes, deux époques, deux cultures. L’un tangérois, l’autre français dialoguent et se révèlent à mesure que l’on arpente les rues de la ville qui les inspira tant.

  • Fantômes de Tanger de Edgardo Cozarinsky

Maroc / France, 1998, 1:27
Avec Harry Benchimol, Abdelwahid Boulaiche, Paul Bowles, Mohamed Choukri, Laurent Grevill, Mercedes Guitta, Jacob Ha-Cohen, Jacob Lasry, Younes Moktader, Rachel Mouyal

À Tanger, deux âmes errantes se croisent sans jamais se rencontrer. L'une est un écrivain français en panne d'inspiration. L'autre est un gamin qui nourrit l'espoir de traverser la mer pour rejoindre l'Europe.

Fantômes de Tanger est une visite guidée à travers cette ville où tout ce qui peut orienter une vie loin des normes se pratique à ciel ouvert, ce qui n’empêche pas l’émotion de poindre régulièrement.

  • Loin d’André Téchiné

Tous publics
France, 2001, 2:00
Avec Stéphane Rideau, Lubna Azabal, Mohamed Hamaidi, Yasmina Reza, Jack Taylor, Gael Morel

Serge, jeune routier, fait des traversées entre l'Europe et l'Afrique, et se rend régulièrement à Tanger où il retrouve sa maîtresse Sarah et son ami Saïd. Mais cette fois-ci, Serge va céder à la tentation du trafic...

Premier film tourné en numérique dans la carrière de Téchiné, ce film vif et dense suit des personnages happés par l’esprit de l’exil dans cette ville-frontière, pleine de rêves, qu’est Tanger.

  • Une minute de soleil en moins de Nabil Ayouch

France / Maroc, 2002, 1:38, vostf
Avec Nouraddin Orahhou, Lubna Azabal, Hicham Moussoune

Un inspecteur de police de Tanger, Kamel, enquête sur le meurtre d'un grand trafiquant de drogue. La première suspecte est sa maîtresse, Touria, qui vit sur le lieu du crime avec son petit frère, Pipo. Kamel va les prendre sous son aile.

Réalisé dans le cadre d'une collection produite par Arte parlant des rapports entre hommes et femmes, ce film explore avec tact la part de féminité des hommes.

  • Café de la plage de Benoît Graffin

France, 2002, 1:23
Avec Ouassini Embarek, Jacques Nolot, Leïla Belarbi

À Tanger, Driss fait le taxi le jour et vit dans sa voiture la nuit. Quand il rencontre Fouad, vieux misanthrope qui dirige le café de la plage, il tente de l'apprivoiser malgré les humiliations.

Adapté d’un livre de P. Bowles, B. Gaffin souligne parfaitement la dimension mystérieuse de cette histoire d’amitié ambiguë, élégamment mise en valeur par la luminosité de la côte marocaine et la justesse de ses acteurs.

  • Tanger, le rêve des brûleurs de Leïla Kilani

France, 2003, 53', vostf, documentaire

En mai 1991, l’Espagne soumet les ressortissants maghrébins au régime des visas. Depuis, les candidats au départ clandestin affluent sans discontinuer à Tanger. On les appelle les herraguas, les « brûleurs ».

L. Kilani rend palpable le « territoire » réel ou non, physique ou intérieur de ceux prêts à brûler leurs papiers, à faire table rase de leur identité afin de rendre leur départ irréversible.

  •  Les Temps qui changent de André Téchiné

France, 2004, 1:30
Avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Gilbert Melki, Malik Zidi

Antoine, entrepreneur, se fait muter à Tanger dans le but de reconquérir Cécile, qui fut l’amour de sa vie.

Ce film romanesque et mélancolique propose une image de Tanger différente de celle qui était à l’œuvre dans Loin du même Téchiné : une ville immobile, figée dans son passé de la même façon que les migrants sont bloqués devant la mer, et où les amours enfouies peuvent encore, en conséquence, se raviver.

  • Juanita de Tanger (La vida perra de Juanita Narboni) de Farida Benlyazid

Maroc / Espagne, 2005, 1:41
Avec Mariola Fuentes, Salima Benmoumen, Cheta Lera, Lou Doillon

Juanita, née d’un père anglais et d’une mère andalouse, nous livre son histoire avec ses joies et ses peines, ainsi que celles des femmes de son quotidien. Parmi elles, sa sœur Helena, son amie Esther, et la domestique Hamruch.

De la Guerre civile espagnole à la Seconde Guerre Mondiale, à travers le récit de Juanita, c’est l’histoire de Tanger qui, subrepticement, se dessine en toile de fond.

  • Le Gosse de Tanger (El Ayel) de Moumen Smihi

Maroc / France, 2005, 1:30, vostf
Avec Abdesslam Begdouri, Nadia Alami, Saïd Amel, Bahija Hachami

Tanger, années 50. Larbi Salmi est un enfant solitaire et téméraire. Il est troublé par le monde qui l’entoure : les rigueurs de l’éducation religieuse et le jansénisme des européens.

Première partie d'une trilogie semi-autobiographique, ce film explore une cartographie de l’enfance musulmane au Maroc, que Smihi dédia à « tous ceux qui sur la terre arabe crient vivent les libertés, toutes les libertés ».

  • La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum) de Paul Greengrass

États-Unis / Allemagne, 2007, 1:56, vostf
Avec Matt Damon, Julia Stiles, David Strathairn

Jason Bourne recherche ses origines de tueur à gages, tandis qu'un officier de la CIA et ses agents tentent de le capturer pour un assassinat.

Ce film d’espionnage tendu à l’extrême, dans lequel les scènes d’action spectaculaires – dont une mémorable course-poursuite sur les toits de la casbah labyrinthique de Tanger – s'enchaînent et ne laissent aucun répit, est un divertissement d’une imparable efficacité.

  • Tangerine de Irene Von Alberti

Allemagne / Maroc, 2008, 1:35, vostf
Avec Sabrina Ouazani, Nora von Waldstätten, Alexander Scheer, Naima Bouzid, Nohad Sabri

À Tanger, une jeune Marocaine rencontre un couple d’Allemands. Une relation complexe se tisse alors entre eux.

Tangerine s'inscrit dans une conception assez noire de la ville du Détroit. Loin de jeter des ponts entre l'Orient et l'Occident, Irene von Alberti amplifie l'abîme entre les deux cultures, révélant ainsi les contrastes entre ces deux mondes qui, s’ils se respectent, ne se comprennent que très peu.

  • Les Hirondelles : Les Cris de jeunes filles des hirondelles de Moumen Smihi

Maroc, 2008, 1:20, vostf
Avec Najwa Azizi, Oussama Ouahani, Saïd Amel, Khouloud, Bahija Hachami

Tanger, 1955. Dernière année du protectorat. Larbi Salmi, 15 ans, fils de théologien, est consumé par un désir tragique de connaître la femme. Il rencontre Rabea, une jeune fille de 17 ans fascinée par les histoires d’amour.

Ce film indigné, révolté, d'une fureur adolescente, est un manifeste poétique – deuxième partie d'une trilogie - contre les carcans de la bienséance, et la possibilité de s'émanciper.

  • Fissures de Hicham Ayouch

Maroc, 2009, 1:15


Avec Abdesellem Bounouacha, Marcela Moura, Noureddine Denoul, Mohamed Aouragh

À Tanger, ville mystérieuse où se croisent une foule d’âmes perdues, Abdelsellem, Noureddine et Marcela, trois marginaux en quête d’amour, vont se rencontrer et s’aimer.

Dans ce deuxième long métrage de Hicham Ayouch, véritable tourbillon émotionnel, se ressentent avec finesse et fébrilité les vibrations qui animent les personnages autant que la bouillonnante cité dans laquelle ils déambulent constamment.

  • Todos vós sodes Capitáns (Vous êtes tous des capitaines) d’ Oliver Laxe

Espagne, 2010, 1:18, vostf
Avec Asharaf Dourgal, Bilal Belchekh, Mohamed Bablouh, Mohamed Selushi, Nabil Dourgal, Oliver Laxe

Lors d’un tournage dans un centre social de Tanger, un réalisateur européen compromet son film à cause de son attitude envers les enfants filmés. Les rôles s’inversent, au point qu’on ne distingue plus le réalisateur des personnages.

Coup de cœur de la Cinémathèque de Tanger, dont les actions d’éducation correspondent à l’idée d’expression par l’art que propose le film, voici une aventure drôle et solaire, qui n’est pas sans rappeler la poésie et la grâce des films de Pasolini.

  • Sur la planche de Leïla Kilani

Allemagne / Maroc / France, 2012, 1:50, vostf
Avec Soufia Issami, Mouna Bahmad, Nouzha Akel, Sara Bitioui

Badia et Imane travaillent dans une usine de crevettes de Tanger. Elles vivent la nuit et rentrent tard dans leur gourbi. A la suite d'un recel qui a mal tourné, elles décident de faire équipe avec Nawal et Asma, deux filles rencontrées en soirée.

Ce film, portrait d’une jeunesse bouillonnante, sait manier le romanesque et le réel, la péripétie et la vérité dans un Tanger en pleine mutation.

  • Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch

Allemagne / Royaume-Uni / France / Chypre, 2013, 2:03, vostf
Avec Tom Hiddleston, Tilda Swinton, Mia Wasikowska, John Hurt

Adam et Eve forment un couple de vampires cultivés et fragiles. Leur idylle dure depuis plusieurs siècles... De Tanger, elle reste en contact avec lui, punk aristo qui vit à Détroit.

Avec ce film de vampires, J. Jarmusch livre son film le plus séduisant et intime : une balade élégante et lasse, subtilement incarnée (Tilda Swinton, plus saisissante que jamais), judicieusement décalée.

  • Goodbye Morocco de Nadir Moknèche

France / Belgique, 2013, 1:42, vostf
Avec Lubna Azabal, Rasha Bukvic, Faouzi Benasïdi, Grégory Gadebois

Dounia, divorcée, un enfant, vit avec un architecte serbe. C’est une liaison scandaleuse aux yeux de sa famille. Le couple dirige un chantier immobilier où le terrassement met à jour des tombes chrétiennes du IVe siècle…

Nadir Moknèche en maître de ce bal dramatique s'essaie avec succès au film noir avec, en filigrane, une radiographie sans concession du Maroc moderne.

  • Tanjaoui : Peines de cœur et tourments du jeune Tanjaoui Larbi Salmi (Tanjaoui) de Moumen Smihi

Maroc, 2013, 1:39,
Avec Mohammed Alami, Said Amel, Younès Chakkour, Hamza Elbardal

Dans le Maroc des années 60 tout juste indépendant, et secoué par les tensions politiques, Larbi Salmi déclare son athéisme à son père. Le lycéen, féru de théâtre et de littérature, est secrètement amoureux d'une professeure.

Un très beau film sur le passage à l’âge adulte, les obstacles à surmonter et les choix à faire : le cri d’indépendance d’un enfant mais aussi d’un pays. Le dernier chapitre d'une trilogie.

  • Kelly de Stéphanie Régnier

France, 2013, 1:07, documentaire

À portée de regard, l'Europe se profile telle une entité floue, inatteignable pour Kelly qui l'observe avec rage. Devant la caméra elle rejoue son destin : sa vie sage au Pérou, sa vie clandestine en Guyane française, la famille, l'amour...

En plus d'un portrait vibrant, ce film raconte un état du monde et la volonté d'une femme d’en briser les règles. Poignant, Kelly nous fait ressentir l’expérience de l’exil.

  • Hope de Boris Lojkine

France, 2014, 1:26
Avec Justin Wang, Endurance Newton

Alors qu'il traverse le Sahara pour remonter vers l'Europe, Léonard, un jeune camerounais, vient en aide à Hope, une nigériane. Dans un monde hostile où chacun doit rester avec les siens, ils vont tenter d'avancer ensemble et de s'aimer.

Du Sahara au Maroc, ce film, sur fond de drame social, habité par deux acteurs magiques, est empreint d’un souffle documentaire puissant.

  • L’Armée du Salut d’Abdella Taïa

France / Suisse, 2013, 1:24, vostf
Avec Saïd Mrini, Karim Ait M’hand, Amine Ennaji, Frédéric Landenberg

Dans un quartier populaire de Casablanca, Abdellah, adolescent homosexuel, essaie de se construire au sein d’une famille nombreuse, entre une mère autoritaire et un frère aîné qu’il aime passionnément.

Ce film, adaptation libre du roman éponyme et autobiographique d’Abdellah Taïa, exprime avec une grande économie de moyens les bouleversements intimes de l’adolescence. Un film sincère, courageux et prometteur.

> Rencontre Champs Contre Champs, Les Champs Libres

> Tanger : le Maroc entre enjeux contemporains et vie artistique avec Abdella Taïa, écrivain et cinéaste et Simon-Pierre Hamelin, écrivain et libraire.

  • Programme Courts à Tanger

Maroc / France, 2007>2015, 1:28, vostf
Fiction / Documentaire / Expérimental

En partenariat avec le CNC et Films en Bretagne, téléchargez en ligne le scénario du film Voir le jour de F. le Gouic (bibliothèque/scénariothèque courts métrages - fiction)

  • Paris sur mer de Munir Abbar

2007, 15’

L'itinéraire chaotique d'un jeune fugitif du Bénin à Paris. Son récit, à travers une lettre à sa famille, fait ressortir l'antagonisme entre l'expérience vécue et le rêve d'un Paris que le jeune homme s'obstine à croire situé en bordure d'océan.

  • La Grande Safae de Randa Maroufi

2014, 16’

Le film s’inspire librement d’un personnage connu sous le nom de La Grande Safae. Travesti, il a passé une période de sa vie en tant qu’employé de maison dans ma famille, qui ignorait son identité sexuelle “réelle”.

  • Aya va à la plage (Aya wal bahr) de Maryam Touzani

2015, 17’

Aya, une fillette de 10 ans, travaille comme domestique dans un petit appartement dans la médina. Enfermée à double tour, elle s’occupe des tâches ménagères. Espiègle, intelligente et drôle, Aya parvient à trouver du bonheur malgré sa réclusion.  À l'approche de la fête de l’Aïd, Aya rêve de rentrer chez elle.

  • La Fièvre de Safia Benhaïm

2014, 40’

Au Maroc, au cours d’une nuit de fièvre, une enfant perçoit la présence d'un fantôme : une femme, exilée politique de retour dans son pays natal. Dans le noir et les délires de la fièvre, voix sans corps et visions s'entremêlent.

Powered by diasite
Designed by diateam