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Marque Bretagne
 

2e trimestre

Un film au choix

La Nuit du chasseur de Charles Laughton

Etats-Unis, 1955, 1h33, vostf

Avec Robert Mitchum, Shelley Winters, Lillian Gish

Ohio, 1930. C’est la Crise, la famine sévit. Ben Harper a volé pour nourrir sa famille. Avant d’être arrêté et condamné à mort, il confie à son fils John le secret de la cachette du butin qu’il a eu le temps de dissimuler. En prison, Ben partage sa cellule avec Harry Powell... Plus tard, celui-ci – faux prêcheur, tout de noir vêtu – s’introduit dans la famille Harper, bien décidé à récupérer l’argent.

Mythique, La Nuit du chasseur l’est à plus d’un titre. Unique film en tant que réalisateur de l’acteur Charles Laughton, surtout connu pour ses rôles de personnages troubles, ce coup de maître fut un échec cinglant à sa sortie. Peu de premiers films parviennent pourtant à une telle plénitude esthétique, que l’on trouve seulement dans les oeuvres de la maturité des grands cinéastes. Bien que profondément déroutant dans ses singulières oscillations entre l’effroi et le comique ou entre la poésie du conte enfantin et le réalisme brutal de la Grande Dépression, La Nuit du chasseur est un objet typique de l’Americana qui a acquis le statut d’icône.

Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy

France, 1966, 2h00

Avec Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Michel Piccoli, Gene Kelly

Solange et Delphine sont jumelles et vivent à Rochefort-sur-Mer. L’une est rousse et enseigne le solfège, l’autre est blonde et donne des cours de danse. Toutes deux attendent patiemment l’amour. Lors de la grande foire commerciale organisée à Rochefort, elles vont croiser le chemin de plusieurs êtres en souffrances…

Format large, décors fastueux, actrices fausses jumelles mais vraies soeurs, et, « en vedette américaine », le plus grand danseur hollywoodien vivant, Gene Kelly : après le succès international de son film chanté Les Parapluies de Cherbourg, Jacques Demy réussit un tour de force à la fois profondément hollywoodien et résolument provincial. En étudiant les couleurs, les emprunts à la comédie musicale de l’âge d’or et les divergences avec celle-ci, on découvre toutes les nuances de la joie mais aussi les recoins sombres des tons pastels : Les Demoiselles de Rochefort ont aujourd’hui bien davantage à offrir que le charme kitsch du second degré.

 

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