Apeine sorti de prison, Kamel est expulsé vers son pays d'origine, l'Algérie. Cet exil forcé le contraint à observer avec lucidité un pays en pleine effervescence, tiraillé entre un désir de modernité et le poids de traditions ancestrales.Bled number one a reçu le Prix Jeunesse lors de la 59ème édition du Festival de Cannes.
Utilisation d'animations intermittentes et d'images spasmodiques jouant sur la persistance de la vision et l'après-image dans la rétine de l'oeil. Les images sont gravées et colorisées sur une pellicule noire opaque.
Mos Def, Talib Kweli, Erykah Bady, Dead Prez, Kanye West, Common, Erykah Badu, Jill Scott, Cody Chesnutt, John Legend, The Roots et les Fugees (reformés pour l’occasion)
Le samedi 18 septembre 2004, un concert de quartier à Brooklyn réunissait un casting exceptionnel de stars du hip hop. Filmé par Michel Gondry, ce documentaire livre des pépites musicales et nous fait découvrir l'initiateur inattendu de ce projet : l'humoriste Dave Chappelle.
Blop est une série animée de Hervé Tullet (auteur, illustrateur) et Pierre Pelli (réalisateur), présentée en première partie de certains films pendant le festival Travelling. Les deux compères proposent une adaptation de Moi, c'est Blop ! (2006), livre d'éveil pour les petits où l'on découvre l'univers de Monsieur Blop, personnage abstrait, ludique et joyeux !
Blow-Up a pour toile de fond le Londres des sixties, avec son rythme fou, sa mode audacieuse, ses modèles, ses peintres, ses "beat-clubs" et ses "pop singers".
Kyle MacLachlan, Dennis Hopper, Isabella Rossellini
Après avoir rendu visite à son père hospitalisé, Jeffrey Beaumonttrouve une oreille humaine abandonnée dans un terrain vague. Cette curieusedécouverte le fera basculer dans les ténèbres qui se cachent sous l'apparentetranquillité de sa ville...
Agent pour la protection de l'environnement dont la mission est d'assainir un dépôt de produits toxiques, Steve Malone débarque à Fort Daily, une base militaire de l'Alabama, avec sa femme et ses enfants. Le comportement étrange des soldats alerte Malone, qui découvre, horrifié, que des extra-terrestres ont pris possession de la caserne...
En quittant sa Bolivie natale, Freddy a laissé ce qui comptait le plus pour lui : sa famille. Il rejoint Buenos Aires dans l'espoir de trouver un bon travail et un logement pour faire venir les siens. Or la capitale argentine se révèle beaucoup moins accueillante que prévu. Elle a cessé d'être l'Eldorado où tous les rêves étaient possibles...
Dans la banlieue de Buenos Aires, Bonanza vit dans une maison de bric et de broc avec son fils et sa fille. Il ne braque plus les camions, préférant la débrouille : commerce de perroquets, de pièces détachées, pêche... Il y a toujours de quoi manger pour ceux qui gravitent autour de lui. Car Bonanza est une figure, une référence morale, une espèce de justicier qui n'a rien contre le fait de voler de l'argent aux riches, mais désapprouve le jeune Miguel qui, pour se procurer de la drogue, arrache son vélo à une fillette...
Deux jeunes garçons, Isamu et Minoru, vivent avec leurs parents dans un lotissement de la banlieue de Tokyo. Tandis qu'ils font, sur le chemin de l'école, avec les enfants du voisinage, des concours de pets qui réussissent mal à Kozo, affligé d'une fâcheuse diarrhée, se noue entre les mères un drame : la présidente de l'association féminine, Mme Haraguchi, dit n'avoir pas reçu les cotisations collectées par Tamiko, mère des deux héros. Or Mme Haraguchi, mère de Kozo, a acheté une machine à laver le linge... À moins que Tamiko... Mais la grand-mère Haraguchi a négligé de lui remettre l'enveloppe. Entre-temps, Minoru et Isamu ont pris l'habitude de regarder la télévision chez des voisins "progressistes" qui n'ont pas bonne presse parce qu'ils arborent des "négligés" à l'occidentale. Devant le refus de leur père Keitaro d'acheter un téléviseur, Minoru lance à que les adultes feraient mieux de se taire plutôt que meubler leurs conversations de fadaises du type " Bonjour, comment vas-tu ? ", se voit prié de se taire: il entraîne alors son jeune frère dans une grève de la parole illimitée et aux conséquences imprévisibles. Le mutisme soudain des enfants semble aux voisines une vengeance contre les accusations antérieures... Le professeur d'anglais au chômage Heichiro Fukui, à qui Setsuko, tante des deux héros, fournit quelques travaux et dont il est amoureux, ramène au bercail les deux enfants fugueurs. Ils découvrent alors que leur père a acheté une télévision et la vie reprend son cours : Heichiro et Setsuko échangent des banalités sur le quai de la gare, les enfants continuent les concours de pets, les caleçons de Kozo sèchent au gré du vent...
Sha'ban Nassar, orphelin, a dû s'occuper de ses dix frères et soeurs dans un camp de réfugiés palestiniens à West Bank, Sumoud Camp. Aujourd'hui, le camp existe toujours, des familles y sont installées. Ce n'est pas la vie que Sha'ban souhaite pour ses enfants.
Malik vit avec son petit frère Bilal. Ils sont tous les deux préoccupés par leur travail. Malik est à l'essai dans un club privé, Bilal doit écrire un poème pour l'école. Regards croisés de deux frères.
En 2002, Laura Waddington a passé plusieurs mois dans les champs autour du camp de la Croix Rouge à Sangatte. Filmé entièrement de nuit avec une petite caméra vidéo, Border est un témoignage personnel sur le sort des réfugiés et la violence policière qui a suivie la fermeture du camp.
A l'opposé d'Istanbul, ce film présente la vie de la ville, il évoque son passé superposé (Byzance, Constantinople, Istanbul) en présentant différents sites et monuments.
Les conflits homériques entre supporters de foot de deux équipes locales sur fond d'humour gouailleur, le « zwanze », et de gueuze, qui contrarie l'idylle de deux jeunes amoureux.Ce vaudeville est au départ une pièce de théâtre légendaire qui a fait fureur en 1938. Histoire typiquement bruxelloise, interprétée par les vedettes mythiques Marcel Roels, Gustave Libeau et Goergette Méry, l'occasion unique de découvrir une fiction folklorique à succès aux accents « brusseleer ».
Clara travaille avec son mari dans leur boucherie familiale. Suite au décès de leur enfant, Clara tente de retrouver un sens à sa vie et se passionne pour les concours. Elle a déjà reçu de nombreux prix qui ont fait la renommée de leur établissement.
Un autre nom. Une nouvelle vie. Désormais, Eric est Jack. Son assistant social, Terry, qui l'aime comme un fils, lui a trouvé une chambre et un travail loin, très loin du drame de jadis. Jack est manutentionnaire. Son patron, ses collègues savent qu'il a fait de la taule : des voitures volées, croient-ils, des blagues d'ado... La vérité, ils sont loin de s'en douter. Il ne faut pas qu'ils la sachent – à aucun prix. Ne rien dire à personne, jamais, lui a dit Terry... Jusqu'au jour où, pour avoir sauvé de la mort une petite fille, Jack devient, contre son gré, un petit héros local. Et le passé se réveille. Et le scandale. Et le rejet...
Irlande. 9è siècle. Brendan, 12 ans, enfant surdoué, est élevé par son oncle, le très sévère abbé de Kells, dans une abbaye réputée pour les enluminures réalisées par d'habiles moines copistes. Brendan rêve de devenir l'un d'entre eux. Mais son oncle, fort préoccupé par la menace Vikings, s'y oppose. Alors Brendan, affrontant les pires dangers et surmontant ses peurs, tentera tout pour réaliser son idéal.
Paquito est un jeune garcon de la classe moyenne, timide, qui s'occupe de l'épicerie de son oncle parti en vacances. Il rencontre Delia, une fille de son âge qui s'est échappée de chez elle et pense gagner sa vie comme prostituée.
Jeff Douglas, homme désabusé et Tommy Albright, idéaliste, découvrent au cours d'un voyage dans les Highlands d'Ecosse un village fantastique qui surgit tous les cent ans. Tandis que Jeff décide de rester dans Brigadoon, Tommy, bien qu'amoureux de Fiona, quitte le village. De retour à New York, il s'aperçoit de son erreur. Il retourne en Ecosse, mais le village a disparu.
Lorsque la nuit envahit Broadway, s'élèvent alors des armées d'enseignes publicitaires. Broadway s'anime alors et scintille pour s'éteindre et s'assoupir lorsque le jour parait. Un film fait de signes, dans lequel il transforme les fragments de mots en compositions abstraites. 'Les Américains ont inventé le jazz pour se consoler de la mort, la star pour se consoler de la femme. Pour se consoler de la nuit, ils ont inventé Broadway." (Chris Marker)
En parfaitenew-yorkaise, Nora, la trentaine bien sonnée, s'est développée unecarapace à l'épreuve de l'amour. Cynique et désenchantée, elle sedemande ce qu'elle pourrait bien faire pour trouver l'homme idéal. Ellen'est pas vraiment aidée par sa mère qui ne perd jamais une occasion delui rappeler qu'elle est toujours célibataire. Après une série derendez-vous désastreux, elle rencontre Julien, un français insouciantet joyeux, venu à New York pour travailler sur un film qui finalementne se fera pas. Nora se laisse un moment convaincre par l'insouciancede Julien, mais redoutant un nouvel échec amoureux, elle se refuse d'ycroire et le laisse repartir en France. Prise de remords, elledécide finalement d'aller à Paris, espérant enfin conjurer le sort deson train-train quotidien. Ce voyage sera l'occasion de reprendre enmain sa destinée.
Trente-cinq ans après sa disparition, l'ame de Bruce Lee se réincarne dans le corps d'une petite poupée ˆ son effigie. Avec assurance, le jouet en caoutchouc part la découverte du monde hors d'échelle qui l'entoure.
Une nuit, Max rencontre Abdel, conducteur de tram amoureux d'Alice, jeune serveuse séductrice. Ces rencontres mèneront à un dénouement désastreux au plan incliné de Ronquières. Brussels by Night a été reçu par la génération 80 comme le premier film urbain. Un film puissant où l'on suit un homme dans ses errances nocturnes à travers Bruxelles.
À Bruxelles, le quartier Léopold, chef d'œuvre de l'urbanisme du XIXe siècle aux styles si divers, s'est transformé depuis trente ans en zone de bureaux. Terrés entre de hautes murailles de béton et de verre, se terrent quelques rares joyaux architecturaux. Les hôtels de maîtres, les ateliers d'artisans, les écoles : tout a été sacrifié au profit de bureaux anonymes dont on chuchote déjà que, rapidement obsolètes, ils ne feront pas de vieilles pierres.
Le film retrouve le sens de la flânerie pour redécouvrir les richesses d'une cité si dévastée par les promoteurs que dans les écoles d'architecture, on parle de "bruxellisation". André Dartevelle prête aussi l'oreille aux habitants qui ont été les témoins impuissants de ces destructions massives. Ni Strasbourg, ni Vienne, ni Luxembourg, ni Genève n'ont commis de telles erreurs. Mais à Bruxelles, les autorités se sont obstinées à concentrer, quelqu'en soit le coût humain, les institutions européennes au cœur de beaux quartiers habités, riches en patrimoine et en lieux de mémoire.
"André Dartevelle est né bruxellois. Dans sa mémoire de rat des villes miroite le chromo du quartier Léopold un jour de 1964. Le souvenir est là, étincelant de façades néo-classiques, de corniches ouvragées et de portes sculptées.
Aujourd'hui, les blocs de béton des immeubles d'affaires ont piétiné les hôtels de maître. La fantasmagorie de l'aristocratie industrielle du XIXe siècle s'est évanouie. Le rêve d'architecture s'est réveillé en cauchemar de bulldozers cannibales. Un impitoyable «business district» a bruxellisé le quartier modèle de la jeune Belgique indépendante, élevé jadis à la gloire de l'unité nationale et du progrès. Cette mutation, accomplie au mépris de la culture et de l'histoire, est un drame unique en Europe. Seule Bruxelles a commis l'hérésie d'implanter des institutions internationales au coeur de quartiers somptueux, sans égards pour les richesses de son patrimoine. André Dartevelle a filmé l'agonie, avant que le monstre du Parlement européen ne gobe les derniers vestiges.
C'est un quartier martyr, raconte le réalisateur, dévasté par l'industrie immobilière et les affaires. On parlait beaucoup d'une nouvelle législation pour mieux contrôler les grands projets, et d'une convention entre les habitants du quartier et la Société Espace Léopold, qui construit le nouvel hémicycle. La ville serait, disait-on, respectée. Mon film, au contraire, témoigne de l'inexorable fin. Le quartier Léopold, chef-d'oeuvre urbain du XIXe siècle, achève de se transformer en zone de bureaux.
À l'écran, des pinces mécaniques échappées du Museum d'Histoire naturelle du parc Léopold dévorent les façades en poussant des grondements jurassiques. Un vieil horloger remonte une dernière fois le temps sous l'oeil inquiet de la caméra. Ses fiches noircies de clients à particules portent la mémoire du quartier. Accroché au tic-tac de ses pendules, il ne sort plus de son atelier. Dehors, dit-il, il n'y a plus rien à voir... Bruxelles saigne dans l'objectif. Les promoteurs pourchassent les derniers autochtones dans leur intimité avec la sauvagerie du T-Rex. Une espèce merveilleuse s'éteint sous les pattes des dinosaures de béton, celle des hôtels de maître cossus au charme discret de la haute bourgeoisie. Le laid massacre le beau. La création s'enlise. C'est le monde à l'envers, l'apocalypse. Il ne reste qu'à fermer les yeux en écoutant la fin de ce requiem en 35 mm."
Boris Lehman, Hélène Lapiower, Jeremy et Micha Wald
En 1947, un jeune couple quitte la Pologne et s'installe provisoirement à Bruxelles. Un provisoire qui durera toute la vie. A partir du récit oral de la mère, des images ont été recréées pour un film parcouru entièrement d'itinéraires émotionnels. Récité en yiddish, il reflète la mélodie de l'enfance du réalisateur.