Nejat Isler, Mithat Esmer, Tayanç Ayaydin, Laçin Ceylan, Savas Akova, Sinan Dügmeci
Habitant au quatrième étage d'un immeuble dans la vieille ville, Mithat Bey a réussi, malgré toutes les menaces, à protéger sa collection sur laquelle il travaille depuis des années; collection qui ne lui laisse qu'un petit espace pour vivre dans son appartement... Chaque objet qu'il recherche pour enrichir sa collection, l'amène à parcourir Istanbul qui est pour lui, aussi illimitée que sa collection. Pour Ali, le concierge, Istanbul est au contraire limitée aux environs de l'immeuble où il a commencé à travailler comme concierge dès qu'il débarqua de sa province. Lorsque les autres locataires de l'immeuble, par crainte d'un tremblement de terre mais surtout en ambitionnant posséder un meilleur logement, préfèrent accepter la démolition de l'immeuble pour une reconstruction plus moderne. Mithat Bey commence alors la plus problématique des guerres qu'il a eu à donner pour sa collection. Il sait que les destins de l'immeuble et du concierge Ali sont liés...
Le grand cinéaste belge André Delvaux a puisé dans les trésors de la cinémathèque royale de Belgique pour composer une ode à la pellicule en nitrate d'argent. Un essai poétique sur la fragilité de la mémoire, la vulnérabilité du support cinématographique.
"1001 parle directement de chimie. Façon de parler d'ailleurs, car le court métrage est entièrement muet et d'une beauté plus que sublime: émouvante. La caméra glisse le long d'une pellicule très ancienne, très endommagée, placée sur la table de montage. Beaucoup de perforations ont disparu mais chaque image, peinte à la main, diffuse des couleurs étranges. Et quand celles-ci s'animent quelques instants, c'est d'une beauté à couper le souffle, car cette beauté qui ne reviendra plus, ces bleus, ces rouges, ces verts, sont ceux d'une époque révolue, tout comme les composantes de l'image qu'on ne peut s'empêcher de regarder comme un tableau soudain saisi par le mouvement. La caméra poursuit sur sa trajectoire (sa ligne du temps?), d'autres images sont plus gravement attaquées, irrémédiablement, les séparations ont disparu ainsi que les visages des personnages, mangés par les champignons. Le regard de Louise Brooks pourrait-il lui aussi disparaître en poussières? Le message est clair et universel comme le cinéma muet. Il est urgent de le sauver, de restaurer les films qui sont arrivés jusqu'à nous avant qu'ils ne se décomposent à tout jamais.
Notre mémoire s'en va. La mémoire du cinéma se détruit aussi, commente André Delvaux. A la Cinémathèque, nous avons beaucoup de boîtes dont nous savons que nous ne pourrons rien sauver. Notre imaginaire se détruit, s'en va. C'est le sujet du film. Avec la cinémathèque de New York et celle de Moscou, la Cinémathèque royale de Belgique possède la collection la plus riche en pareils trésors en péril."
Georges Babluani, Aurélien Recoing, Augustin Legrand
Quelque part, dans un endroit reculé au bord de la mer, Sébastien, 22 ans, répare le toit d'une maison. Le propriétaire meurt d'une overdose après avoir reçu une étrange convocation censée lui rapporter beaucoup d'argent. Sébastien récupère l'enveloppe et décide de prendre sa place. Commence pour lui un jeu de piste qui le mènera jusqu'à un huis clos clandestin, un monde cauchemardesque où des hommes parient sur la vie d'autres hommes...
Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire dont Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée,.et qui occupait une chambre voisine de la sienne - la 2046... ...
On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort...Le poids de cinq pièces de monnaie.Le poids d'une barre de chocolat.Le poids d'un colibri.21 grammes.Est-ce le poids de notre âme ?Est-ce le poids de la vie ?Paul attend une transplantation cardiaque. Cristina, ex-junkie, est mère de deux petites filles. Jack sort de prison et redécouvre la foi.A cause d'un accident, ils vont s'affronter, se haïr... et s'aimer.
Chengdu, aujourd'hui. L'usine 420 et sa cité ouvrière modèle disparaissent pour laisser place à un complexe d'appartements de luxe : "24 City". Trois générations, huit personnages: anciens ouvriers, nouveaux riches chinois, entre nostalgie du socialisme passé pour les anciens et désir de réussite pour les jeunes, leur histoire est l'Histoire de la Chine.
Helly, Didier, Marie et Chris : quatre jeunes gens que tout apparemment sépare... leurs destins vont brutalement se croiser un 24 décembre, au cours d'une nuit blanche qui fera basculer leurs vies... Helly, jeune mère qui tente de récupérer la garde de son fils, croise par hasard la route de Didier, un chauffeur de taxi. Puis brutalement celle de Marie, une provinciale mal dans sa peau.Elles s'embarquent dans une étrange virée nocturne qui les conduira sur la côte normande jusqu'à leur rencontre avec Chris, un batteur de jazz. Ils finiront la nuit ensemble dans un dernier mouvement de fête, de libération...
Jacques Gamblin, Carmen Maura, Ingeborga Dapkunaite
Nous sommes le 12 janvier, et il s'apprête à faire très chaud dans la capitale belge. Un véhicule, décoré au logo d'une agence voyage, roule à vive allure sur une bretelle d'autoroute. À l'intérieur : un homme et trois femmes. Miguel, sa fille trop curieuse, sa mère envahissante, et cette jeune ukrainienne qui a passé la frontière clandestinement pour tenter de retrouver son mari disparu. Ils roulent vers leurs destinées. Un cocktail explosif pour une journée trop chaude.
Troisième grand comique du cinéma muet américain avec Charlie Chaplin et Buster Keaton, Harold Lloyd est resté célèbre comme « l'homme aux lunettes d'écaille ». Dans ces trois courts-métrages, sommets du burlesque, il promène un personnage loufoque et casse-cou, une sorte de roi de la poursuite et du gag.
Robert Duval est un pompiste. Sa femme est une pompiste, leur fils aussi. Alors la station tourne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Mais la nuit, y'a vraiment personne...
Le film se déroule en Roumanie lors des dernières années du pouvoir du dirigeant Ceausescu. Il raconte l'histoire d'une étudiante qui tente de se faire avorter avec l'aide de sa colocataire.Le film relate aussi les conditions de vie difficile de ce pays, l'importance du marché noir, le retard des salaires, le contrôle de la société et les milles manières d'y échapper et de survivre. C'est un film sur la soif de contrôler sa féminité et son corps, quel qu'en soit le prix.Le film surprend le spectateur à plusieurs niveaux : la "faiseur d'anges" est un homme, l'héroïne n'est pas la femme enceinte, l'absence de rebondissements spectaculaires, un déroulement de l'action en moins de 24 heures.Au delà de la question éthique, le réalisateur fait de l'avortement un acte de résistance contre la dictature en place. Dans une atmosphère oppressante (la chambre universitaire ressemble à une prison, les passagers de la voiture semblent coincés, les longs couloirs sombres, etc.) où l'on sent le poids du contrôle de la société et de l'État sur les individus, la transgression reste la seule issue pour se sentir libre.
L'existence de Xiao Wu tourne autour de l'école, d'un appartement vide et du vague réconfort procuré par ses repas de nouilles instantanées. Un jour, cette routine est perturbée par l'arrivée d'un nouveau locataire, en proie à un chagrin d'amour. Pourtant, leurs chemins ne font que se croiser de temps à autre. Manquant cruellement de chaleur humaine, Xiao Wu tente par tous les moyens de créer un contact à travers les murs, réels et imaginaires, à cette heure matinale qui sépare la nuit du jour.
Tom croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinéecosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n'est pas du tout le cas deSummer. Cela n'empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, arméde toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte destemps modernes. La foudre tombe le premier jour, quand Tom rencontreSummer la nouvelle secrétaire de son patron, une belle jeune filleenjouée.Au 31ème jour, les choses avancent, lentement. Le 32èmejour, Tom est irrémédiablement conquis, pris dans le tourbillonétourdissant d'une vie avec Summer. 185 jours après leur rencontre, lasituation est de plus en plus incertaine – mais pas sans espoir. Alorsque l'histoire fait des allers-retours au sein de la relation parfoisheureuse, mais souvent tumultueuse de Tom et Summer, le récit couvretout le spectre de la relation amoureuse, du premier coup de coeur auxrendez-vous, du sexe à la séparation, à la récrimination et à larédemption et décrit toutes les raisons qui nous poussent à nous battreaussi ardemment pour arriver à trouver un sens à l'amour... Et, avec unpeu de chance, à en faire une réalité.
Une visite pas ordinaire dans un très grand appartement vide. Vide ou plein ? Une famille y a peut-être vécu, ou va y vivre. Une jeune fille va peut être s'en échapper... D'anciens vieux n'en sont peut être jamais partis... Le décor raconte lui-même un drôle de temps qui passe...
Sacha Rau, Myriam Roussel, Olivier Py, Laura Mana, Eric Bonicatto, Alain Beigel
Revoir les copains, évoquer le bon vieux temps, boire un verre, danser un peu, voila une beau programme pour une soirée entre potes. Jusqu'à ce qu'un naïf propose à chacun d'exprimer se vœux les plus chers... Mais il y a des choses qu'il vaudrait mieux garder pour soi... Diffusé dans le cadre du programme Court : Nuit de fête, nuit de galère
Trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en train à travers l'Inde afin de renouer les liens d'autrefois.Pourtant, la "quête spirituelle" de Francis, Peter et Jack va vite dérailler, et ils se retrouvent seuls, perdus au milieu du désert avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et beaucoup de comptes à régler avec la vie...Dans ce pays magique dont ils ignorent tout, c'est alors un autre voyage qui commence, riche en imprévus, une odyssée qu'aucun d'eux ne pouvait imaginer, une véritable aventure d'amitié et de fraternité...
L’aéroport international de Jérusalem était une porte de communication essentielle des Palestiniens de Cisjordanie. Enquête sur ce lieu condamné en 2001.
Dans la lignée des 'symphonies de grandes villes', cette oeuvre, composée d'une série de tableaux, brosse un portrait de Jérusalem à l'encontre du documentaire de propagande en vigueur à l'époque en Israël. Débarrassé de toute charge idéologique, le film s'attache à la description des détails qui font de Jérusalem une ville vivante et humaine, loin de toute vision officielle ou cérémoniale. Perlov filme le mur qui divisait à l'époque la nouvelle ville (israélienne) de l'ancienne (jordanienne), un groupe d'enfants jouant face à la caméra, une fresque dans une synagogue …
Une promenade dans Nice où l'on voit le décor et son envers. Avec ce court-métrage qu'il décrivait comme un «point de vue documenté», Jean Vigo se positionne en faveur d'un art engagé, il construit son film sur des contrastes, des associations d'images chocs et porte un regard satirique sur le monde fortuné des estivants.
Bruxelles, une maison de repos. Un Belge et un Congolais trinquent à leur longue amitié. La discussion s'envenime sur de vieilles histoires. Histoires de rêves brisés, histoire de vies gâchées.
Deux voisins. Mal dans leur travail et dans leur vie. Face à face en rase campagne, quelque part dans le nord de la France. La cohabitation est difficile. Ils se dérangent et se détestent. Une violente dispute se termine à l'hôpital à cause d'une benne agricole qui s'est écrasée sur eux pendant leur bagarre. Ils sont paralysés des deux jambes et sortent de l'hôpital en chaises roulantes. Après réflexion, chacun renonce au suicide et ils se retrouvent par hasard sur le quai de la gare. Voisins malgré eux, encore. Commence alors pour eux un voyage improbable et atypique. Objectif : aller réclamer des indemnités au constructeur du matériel agricole qui se trouve en Finlande. Ces deux paralytiques vont vivre un véritable parcours initiatique : la découverte de son voisin.
Marc travaille aux abattoirs. Toute la journée, il actionne une scie à ruban. Un matin c'est l'accident : le ruban casse, sectionnant la main gauche de Marc. Contre l'avis de son épouse, Marc ramène la main coupée au domicile conjugal...
Geraldine Alejandra, Karina Gidi, Christopher Ruiz Esparaza
Abel 9 ans ne parle plus depuis que son père a quitté la maison. Un beau jour, il retrouve la parole et se prend pour le chef de famille. Devant ce miracle, nul ne proteste. Mais un jour quelqu'un frappe : son père ...
William meurt dans un accident de voiture en se rendant chez Stephen, professeur d'université. Indemne, sa fiancée Anna est secrètement recueillie par Stephen. Celui-ci se remémore les débordements passionnels provoqués par l'arrivée de la jeune femme.
Une histoire d'amour qui se déroule au milieu des années 60 et des manifestations anti-guerre, de la lutte pour la liberté d'expression et les droits civiques, l'exploration des esprits et le rock'n roll. Le film nous fait voyager des Universités du Massachussetts et de l'Ohio, aux émeutes de Détroit et aux champs de batailles du Vietnam, en passant par les docks de Liverpool.
Le film raconteles vacances de Michel en Corse, aux bras de deux jeunes filles, Juliette etLiliane, à la veille de son incorporation en Algérie. « En 1960, partir au service, c'est partir àla guerre en Algérie »disait Jacques Rozier. Le film tourné en 1960 ruse avec une censure étriquée : pas une seule fois le mot "Algérie" n'est prononcé. Lascène finale du départ de Corse en bateau sous un soleil écrasant et de l'adieuaux "philippines" évoque un autre départ en bateau."